Une mise au point nécessaire après les attaques de Romain Molina
Le microcosme du football algérien est secoué par des accusations visant la gestion de la Fédération Algérienne de Football et la discipline des joueurs de l’Équipe Nationale. Face à ces sorties médiatiques orchestrées par le journaliste français Romain Molina, il est temps de démêler le vrai du faux. Loin des clichés et des narratifs malveillants, la réalité des coulisses de l’instance fédérale et du comportement des Fennecs mérite un éclairage factuel.
Concernant les prétendues escapades nocturnes durant les compétitions, les faits contredisent les versions colportées. Si Vladimir Petkovic a bien accordé des quartiers libres aux joueurs, notamment après des matchs de préparation ou des rencontres officielles, ces moments de détente restaient strictement encadrés. L’épisode de Vancouver, largement relayé sur les réseaux sociaux comme un dérapage, relève purement de la fiction. La vigilance constante des supporters sur place rendait tout écart quasiment impossible, et aucune preuve matérielle n’a jamais été apportée pour soutenir ces accusations qui ternissent l’image de nos internationaux.
Sur le volet financier, le constat est tout aussi clair. Contrairement aux allégations sur une caisse vide, la grande majorité des primes, incluant celles de la CAN 2025 et de la qualification pour la Coupe du Monde 2026, a été réglée dès le mois de février dernier. Seule la catégorie U17 attend encore le versement de ses indemnités, une situation temporaire due à la priorité budgétaire accordée à la préparation du Mondial 2026, et non à une faillite structurelle de la FAF.
Enfin, le dossier épineux des factures impayées, notamment celles des fournisseurs de viande, est une affaire de rigueur administrative. Walid Sadi a hérité de contentieux juridiques liés à l’ancienne gestion, tout en refusant de régler des factures actuelles jugées non conformes aux normes de qualité exigées. En somme, la FAF privilégie désormais la transparence et la protection des deniers publics face à des prestataires dont les services sont contestés. Ces attaques extérieures ne semblent être qu’une tentative de déstabilisation, là où une gestion saine cherche simplement à assainir des pratiques héritées du passé.
