Une polémique sans fondement scientifique
La psychose qui s’était emparée des réseaux sociaux autour de la toxicité des pastèques vient d’être balayée par une communication officielle. Le ministère du Commerce a publié ce samedi les résultats d’une vaste campagne d’analyses menée sur des échantillons prélevés dans les bassins de production et les marchés de gros. Le verdict est clair : aucune trace de bactéries pathogènes n’a été décelée et les niveaux de nitrates relevés sont parfaitement conformes aux seuils de sécurité sanitaire.
Ces tests ont été réalisés par le Centre algérien du contrôle de la qualité et de l’emballage (CACQE) sur une période d’une semaine. L’objectif était de stopper la propagation de fausses informations qui affirmaient que ces fruits prisés en plein été présentaient un danger mortel pour les consommateurs. Les autorités confirment aujourd’hui que les pastèques vendues sur le territoire national sont sans risque pour la santé.
La menace sur les agriculteurs
Au-delà de la santé publique, ce feuilleton numérique a failli coûter cher à toute une filière agricole. La diffusion virale de ces rumeurs a menacé de faire s’effondrer la demande, provoquant une chute artificielle des prix et des pertes sèches pour les producteurs algériens en pleine période de récolte. Le ministère dénonce fermement ces campagnes de désinformation qui nuisent aux opérateurs économiques et à l’économie nationale.
Face à cet incident, les autorités ne comptent pas en rester là. Le ministère a prévenu qu’il engagerait des poursuites judiciaires contre les responsables de la diffusion de ces fausses alertes. Il invite désormais les citoyens à la vigilance en privilégiant les sources officielles pour toute information relative à la sécurité alimentaire, tout en promettant de maintenir ses opérations d’inspection sur l’ensemble du territoire.
