Le grand dénouement sous la coupole judiciaire
Le rideau est tombé sur le feuilleton juridique qui opposait Louisa Hanoune au ministère de l’Éducation nationale. Dans une salle d’audience où la tension a fini par laisser place à une manœuvre procédurale inattendue, le tribunal correctionnel de Sidi M’hamed a prononcé l’extinction de l’action publique. Un revirement spectaculaire qui transforme ce bras de fer politique en une simple parenthèse administrative, scellée par un désistement de la partie civile en pleine séance.
- Abandon des charges : Le représentant du ministère de l’Éducation nationale a formellement renoncé à ses prétentions, actant la fin des poursuites initiées en juin dernier par la procédure de citation directe.
- L’exception de forme : La défense de la secrétaire générale du PT a marqué des points cruciaux en arguant que la plainte visait indûment des personnes physiques plutôt que l’institution, déplaçant le curseur vers l’agent judiciaire du Trésor public.
- Requête financière : Si l’action publique est éteinte, le Trésor public a néanmoins maintenu une demande de réparation à hauteur de 500 000 dinars pour compenser le préjudice institutionnel allégué.
Ce dénouement laisse entrevoir une volonté d’apaisement dans un climat social déjà fébrile. Alors que Louisa Hanoune a joué la carte de la conciliation devant le magistrat, l’absence du ministre à l’audience confirme une volonté manifeste de sortir par le haut d’un conflit qui risquait de parasiter l’agenda institutionnel. Reste à savoir si cette séquence judiciaire suffira à calmer les ardeurs syndicales et politiques qui couvent au sein du secteur éducatif.
