Le ministère de l’Éducation nationale est intervenu ce samedi 10 octobre 2026 pour dissiper la vive polémique née de directives locales relatives au statut du tuteur légal au sein des établissements scolaires. Réagissant à une vive vague d’incompréhension dans l’opinion publique, l’administration centrale a formellement démenti toute mesure interdisant aux mères d’assurer le suivi scolaire de leurs enfants. La tutelle a tenu à rappeler le rôle fondamental et conjoint des deux parents dans l’accompagnement pédagogique et la réussite des élèves.
Des directives locales à l’origine d’une vive controverse
L’affaire a pris une ampleur considérable ces derniers jours à la suite de la diffusion de notes organisationnelles émanant de directions de l’Éducation dans plusieurs wilayas du pays. Motivées par la volonté de juguler une multiplication de litiges administratifs et d’incidents au sein des établissements, ces administrations locales avaient cru bon de rappeler l’application stricte des textes encadrant l’accueil des tuteurs d’élèves.
Cette initiative faisait notamment suite à une altercation survenue dans un établissement de la wilaya de Sétif, où une mère de famille s’en était prise verbalement à une enseignante après la confiscation du téléphone portable de son fils, surpris en train de l’utiliser en plein cours. S’appuyant sur les dispositions du décret exécutif n° 10-03 et de l’arrêté n° 65 du 12 juillet 2018, les directions de wilayas avaient alors stipulé que le père demeurait, en principe, le seul tuteur légal reconnu.
Selon ces documents locaux, la mère ne pouvait légalement intervenir qu’en vertu de quatre dérogations strictes : le divorce assorti du droit de garde légal, le décès du père, son incarcération, ou la présentation d’une procuration notariée ou d’un acte de Kafala délivré par le juge des affaires familiales. Cette lecture rigide des textes avait aussitôt provoqué un tollé sur les réseaux sociaux et dans les médias, où beaucoup dénonçaient une tentative d’écarter arbitrairement les mères du quotidien scolaire de leurs enfants.
Le ministère réaffirme le partenariat entre l’école et la famille
Face à la montée des tensions, la tutelle a publié une mise au point officielle pour rassurer les familles et démentir fermement toute restriction imposée aux mères de famille. Le ministère a précisé qu’aucune mesure privative n’avait été arrêtée et que le choix de la personne chargée de dialoguer avec l’établissement relevait de la pleine discrétion du couple parental.
« L’école et la famille sont des partenaires dans l’éducation, avec un objectif commun : garantir l’intérêt supérieur de nos fils et filles ainsi que leur réussite scolaire », a affirmé l’institution dans son communiqué. Les autorités ont également exhorté les citoyens à faire preuve de discernement et à s’informer exclusivement via les canaux officiels du ministère et des directions de l’Éducation pour couper court à la désinformation.
Discipline et protection stricte du sanctuaire éducatif
Tout en dissipant le malentendu sur le rôle des mères, le département ministériel a rappelé avec insistance les règles de discipline indispensables à la sérénité du corps enseignant. L’administration a ainsi appelé l’ensemble des parents et tuteurs à respecter scrupuleusement les lois de la République et le règlement intérieur unifié des écoles.
Le ministère a renouvelé la consigne interdisant formellement l’usage des téléphones portables, des outils d’enregistrement et des objets connectés en classe. De surcroît, il est rigoureusement défendu de photographier, de filmer ou de diffuser sur les réseaux sociaux des images d’élèves, d’enseignants ou de locaux scolaires sans une autorisation écrite préalable du directeur de l’Éducation de la wilaya.
