Une visite au sommet pour débloquer l’industrialisation
Le patron d’Opel, Florian Huettl, a posé ses valises à Alger en fin de semaine. Selon nos informations, cette venue n’a rien d’une visite de courtoisie. Le dirigeant du géant allemand, accompagné d’une délégation de haut rang, a multiplié les échanges avec Kamel Moula, le président du CREA, pour trancher sur l’implantation de la première usine Opel hors des frontières européennes.
Le projet est sur les rails, mais le doute persiste sur la localisation géographique. Faut-il construire sur un nouveau terrain ou se greffer au complexe de Tafraoui, déjà occupé par Fiat ? La tendance, soufflée par plusieurs sources industrielles, pencherait vers une mutualisation des infrastructures de Stellantis à Oran. Un choix logique pour optimiser les coûts et densifier le réseau de sous-traitance local.
L’ombre de la visite d’État prévue à Berlin le 16 juillet plane sur ces discussions. Les autorités algériennes souhaitent voir cette unité sortir de terre rapidement, conformément à la stratégie FaSTLAne 2030 du groupe Stellantis. L’arrivée des sous-traitants allemands spécialisés dans les systèmes d’échappement confirme que le tissu industriel commence à s’organiser concrètement sur le terrain.
