Le gaz rare algérien devient un enjeu de puissance.
Les données tombent, froides et sans appel. Entre 2021 et 2024, l’Algérie a capté 10% des importations américaines d’hélium. Derrière le Canada et le Qatar, Alger dépasse désormais la Chine.
Les faits : La guerre commerciale entre Washington et Pékin, couplée aux turbulences au Moyen-Orient, a fait exploser les cours de 50%. Les USA cherchent désespérément à sécuriser leurs approvisionnements. Ils se tournent vers l’Algérie.
En interne, le message est clair. Sonatrach ne veut plus sous-estimer ce sous-produit du gaz naturel. Avec 8 milliards de mètres cubes en réserve, le pays compte bien transformer cet avantage géologique en levier d’influence.
La tech mondiale a faim. Semi-conducteurs, IA, imagerie médicale : sans hélium, tout s’arrête. Le Président a déjà sommé les autorités de verrouiller cette nouvelle fenêtre d’opportunité économique.
Le cap est fixé. L’Algérie n’est plus un simple fournisseur de gaz naturel, elle devient un acteur critique de la chaîne industrielle US.
