Fini la récréation pour les intermédiaires véreux
Le dernier Conseil des ministres a sifflé la fin de la récréation concernant l’allocation touristique de 750 euros. Face à une hémorragie de devises devenue incontrôlable, Alger a tranché : le versement en liquide est enterré. La nouvelle directive impose désormais l’utilisation exclusive de la carte bancaire pour tout bénéficiaire. Une mesure de repli tactique pour tenter de stopper l’évasion des fonds vers le marché informel.
Depuis juillet 2025, la machine s’était enrayée. Des réseaux, opérant principalement dans les zones frontalières, utilisaient des voyageurs complices pour pomper les devises au taux officiel et les réinjecter immédiatement dans les circuits du Square Port-Saïd. Les arrestations à Tébessa et Souk Ahras n’étaient que la partie émergée de l’iceberg. En dématérialisant l’opération, la Banque d’Algérie cherche désespérément à traçabiliser les flux et à évincer les agences de voyages qui s’étaient improvisées courtiers en change.
Le message est clair : la tolérance est à zéro. Les contrevenants s’exposent non seulement à la restitution des sommes, mais aussi à un bannissement bancaire de cinq ans et des poursuites judiciaires. Reste à savoir si cette numérisation forcée suffira à assécher un marché parallèle qui, jusqu’ici, a toujours prouvé sa capacité à contourner les verrous bureaucratiques.
