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L’asphalte algérien transforme chaque déplacement en une loterie mortelle où le bilan humain ne cesse de s’alourdir, rappelant cruellement l’état de délabrement de la discipline sur nos voies rapides. Entre excès de vitesse, insouciance chronique et infrastructures saturées, le réseau national devient le théâtre d’une tragédie quotidienne qui échappe au contrôle des douanes et des services de sécurité, laissant les familles dans le deuil et les autorités devant le constat amer d’une sécurité routière en déroute.
- Dix décès confirmés et 531 blessés recensés sur un intervalle critique de 48 heures à travers le pays.
- Le pic de violence routière localisé à Skikda, où un renversement de véhicule léger sur l’autoroute Est-Ouest à Azzaba a généré le bilan humain le plus lourd de ce week-end.
- Une pression accrue sur les services d’urgence, saturés par des accidents à répétition qui paralysent la fluidité du trafic national.
L’ampleur de cette saignée pose la question brûlante du durcissement des sanctions et de l’efficacité réelle des contrôles radar. Si les campagnes de sensibilisation se multiplient, le comportement des usagers semble hermétique à toute prévention, transformant les routes en zones de non-droit où le prix à payer pour quelques minutes gagnées se chiffre désormais en dizaines de victimes. La justice et les pouvoirs publics devront impérativement muscler leur stratégie sous peine de voir ces statistiques macabres devenir une norme indépassable.
