Le réchauffement des relations sous le prisme du business
Après deux ans de gel diplomatique, le bitume de la coopération économique entre Alger et Paris semble enfin sortir de son hibernation. Stéphane Romatet, de retour aux manettes, ne joue plus la carte de la confrontation mais celle du dégel pragmatique, conscient que les vannes fermées ont coûté cher aux deux capitales. Entre les chancelleries et les bureaux d’études, c’est désormais une course contre la montre pour réactiver les flux, loin du fracas des invectives politiques, afin de relancer une machine grippée qui attend son carburant.
- Reprise des échanges : Après une érosion marquée, Paris mise sur une diplomatie d’affaires active, pilotée par le MEDEF, pour reconquérir les parts de marché perdues sur le sol national.
- Industrie automobile : Le dossier Renault à Oran est sur le haut de la pile, avec des tractations intensives pour débloquer l’outil de production et répondre à la demande locale, en complément de l’offensive de Stellantis via Fiat.
- Flux consulaires : Un retour progressif à la normale est annoncé pour le traitement des visas, visant à absorber les goulots d’étranglement qui ont pénalisé les échanges humains et commerciaux depuis 2022.
L’enjeu pour les mois à venir réside dans la capacité des deux parties à transformer cette volonté politique en résultats tangibles pour le portefeuille national. Si la confiance semble en reconstruction, la vigilance reste de mise : le marché algérien n’est plus ce qu’il était, et la concurrence internationale impose une réactivité que les lourdeurs administratives pourraient encore entraver.
