Le géant pharmaceutique sous perfusion managériale
Le siège de Saidal n’est plus seulement le théâtre d’une course à la production, c’est devenu une véritable cash-machine sous haute surveillance. En nommant un deuxième directeur général, Younes Bouarara, aux côtés du Pr Mourad Belkhelfa, le Conseil d’administration vient de décréter l’état d’urgence industrielle. Loin des salons feutrés, c’est un véritable coup de balai organisationnel que s’offre le groupe pour éviter le carambolage des projets qui piétinent. L’objectif est clair : transformer les retards accumulés en unités de production opérationnelles avant que le déficit de souveraineté ne devienne un goulot d’étranglement insupportable pour la santé publique.
- Nomination de Younes Bouarara pour piloter en urgence les chantiers prioritaires et rattraper les retards de calendrier.
- Application stricte des articles 639 et 641 du Code de commerce pour diviser les charges de commandement face à l’urgence sanitaire.
- Accélération des projets stratégiques, incluant la fabrication de traitements innovants contre le cancer et la création de l’Institut algérien de thérapie cellulaire.
- Alignement sur la stratégie de Sonatrach en matière de souveraineté industrielle : optimiser les ressources pour réduire la dépendance à l’importation.
Cette bicéphalie à la tête du groupe marque une rupture dans la gestion habituelle des entreprises publiques. Si l’intention affichée est l’efficacité, le marché guettera désormais la capacité de ce binôme à transformer ces ambitions technologiques en dividendes tangibles pour le consommateur algérien. Reste à savoir si cette nouvelle structure réussira à fluidifier les processus internes ou si elle ne sera qu’une couche administrative supplémentaire dans un mastodonte en pleine mutation.
