véhicules électriques : elsewedy annonce une usine en algérie

par k.sifeddine

En marge du salon NAPEC 2026 qui s’est tenu à Oran, le groupe égyptien Elsewedy s’apprête à franchir une étape majeure dans son déploiement en Algérie. Le président-directeur général du groupe, Mostafa Awad, a révélé le lancement prochain d’un vaste projet industriel dédié à la fabrication de véhicules électriques et hybrides.

Une étude de faisabilité déposée auprès du gouvernement

Le dirigeant a précisé qu’une étude de faisabilité a d’ores et déjà été déposée auprès des services du Premier ministère. Le dossier est actuellement en phase d’examen stratégique, bien qu’aucun calendrier de mise en service ni site d’implantation définitif n’ait pour l’heure été arrêté. Cette initiative s’inscrit pleinement dans la feuille de route des autorités algériennes visant à accélérer la transition énergétique et à réduire la dépendance aux carburants fossiles. Le cœur de ce projet repose sur deux modèles commercialisés sous la marque « Elsewedy EZZ », déjà produite en Égypte : une déclinaison 100 % électrique et une variante hybride (combinant 80 % d’électricité et 20 % d’essence).

Vers une intégration industrielle et un investissement massif

Sur le plan technologique, la conception s’appuie sur des composants d’ingénierie allemande et chinoise. L’ensemble des éléments du véhicule sera fabriqué localement, à l’exception du moteur. À travers le développement de ce réseau de sous-traitance et de chaînes d’approvisionnement automobiles, Elsewedy ambitionne d’atteindre un taux d’intégration nationale compris entre 50 % et 60 %. Cette incursion dans le secteur automobile s’insère dans un programme d’investissement bien plus vaste engagé par l’industriel égyptien, représentant une enveloppe globale de 1,3 milliard de dollars répartie sur plusieurs projets en Algérie.

Diversification industrielle et ambitions d’exportation

Outre l’automobile, le groupe a soumis des demandes d’agrément pour la réalisation d’une usine de produits sidérurgiques ainsi que de sept unités spécialisées dans la fabrication de tuyauterie, de résine PVC, de fibre optique, de systèmes d’irrigation pivotants et de transformateurs électriques. Ces démarches ont reçu un accueil favorable de la part des autorités algériennes, qui s’attellent à réserver l’assiette foncière industrielle nécessaire et à finaliser les démarches réglementaires d’attribution. Par ailleurs, selon le quotidien L’Algérie d’Aujourd’hui, 25 % de sa production locale sera dédiée à l’international, générant entre 25 et 30 millions de dollars annuels, tout en consolidant la substitution aux importations.

Articles liés

Laisser un commentaire

Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d’accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter En savoir plus

Privacy & Cookies Policy