Jeudi, l’entreprise publique Naftal a diffusé un communiqué officiel pour adresser une importante mise en garde à l’attention des automobilistes algériens face à la prolifération de fausses pages et de sites web frauduleux. Ces interfaces trompeuses, qui reprennent habilement la charte graphique et les logos de la compagnie nationale, n’ont aucun lien réel avec elle et poursuivent un objectif unique de captation de données personnelles et financières sensibles.
une absence totale de demande de coordonnées bancaires en ligne
Le point central de l’avertissement émis par Naftal concerne les modalités de paiement et les transactions numériques. La direction rappelle avec fermeté qu’aucun formulaire émanant réellement de ses services ne réclame jamais la saisie d’un numéro de carte bancaire, d’une date d’expiration ou d’un cryptogramme de sécurité sur internet. Toute page web qui exige ces éléments confidentiels au nom de la compagnie doit immédiatement alerter les usagers, qui sont instamment priés de quitter la plateforme sans délai.
Les escrocs misent délibérément sur la confiance qu’inspire une grande marque pour obtenir rapidement des informations qu’ils peuvent ensuite revendre ou exploiter pour vider des comptes bancaires. Des méthodes similaires avaient déjà été observées lors d’une précédente vague d’arnaques ciblant les acheteurs de pneumatiques, où de prétendues promotions alléchantes servaient d’appât pour piéger les consommateurs. L’entreprise insiste également sur un geste élémentaire de prévention, qui consiste à vérifier minutieusement l’adresse URL affichée dans la barre du navigateur, car une simple lettre modifiée, un tiret ajouté ou une extension inhabituelle trahit immédiatement un faux guichet.
e-mahata.naftal.dz, l’unique portail officiel reconnu
Face à cette recrudescence de faux sites, Naftal rappelle que le site e-mahata.naftal.dz demeure l’unique portail officiel et habilité à traiter les opérations numériques de la compagnie. Tout autre lien, application mobile alternative ou page sur les réseaux sociaux proposant des services sous la même appellation relève de l’usurpation pure et simple. Lancé au printemps dernier pour accompagner la digitalisation des ventes de pneumatiques de la marque Continental, ce portail permet aux clients d’enregistrer une commande, de consulter les tarifs en vigueur et de sélectionner le centre de retrait, sachant que le paiement et la remise du produit s’effectuent physiquement sur place avec le document de commande et la carte grise.
Le succès rencontré par ce guichet électronique a malheureusement attiré des faussaires. Dès le mois d’août dernier, la compagnie avait déjà engagé des poursuites judiciaires contre des individus qui commercialisaient de faux pneus en copiant son identité visuelle. La vigilance doit rester de mise face à ces stratagèmes.
une multiplication des faux sites face aux services publics
Ce phénomène d’usurpation d’identité numérique ne se limite pas à Naftal et touche de nombreuses institutions algériennes confrontées à des plateformes frauduleuses montées à leur nom. En août, de fausses billetteries imitant des établissements culturels ont été signalées dans la capitale, tandis que l’opérateur postal national a multiplié les alertes concernant des liens piégés et des gains fictifs. Pour éviter ces pièges, Naftal recommande de contrôler l’origine de toute plateforme, de se méfier d’un compte social récent, de l’absence de mentions légales ou d’une communication exclusive par messagerie privée.
