La Confédération africaine de football (CAF) envisage de faire marche arrière concernant la réforme de la Coupe d’Afrique des Nations, initialement prévue pour se tenir tous les quatre ans dès 2028. Réunie cette semaine au Cap-Vert, l’instance continentale a formellement remis sur la table le maintien de la compétition selon son rythme biennal traditionnel. Cette éventualité a été confirmée publiquement par la haute direction du football continental.
Des discussions relancées lors des réunions au Cap-Vert
Le président de la CAF, Patrice Motsepe, a lui-même reconnu que l’hypothèse d’une compétition organisée tous les deux ans faisait l’objet de nouvelles délibérations officielles. « Nous étudions la possibilité de revenir à une CAN tous les deux ans. Cette question est actuellement à l’examen », a-t-il affirmé lors des travaux tenus dans l’archipel cap-verdien. Cette prise de parole marque une inflexion notable par rapport aux orientations annoncées il y a quelques mois, qui présentaient le passage à un cycle quadriennal comme une évolution majeure de la planification sportive continentale.
Les craintes financières et sportives au cœur du revirement
Le projet d’un tournoi espacé sur quatre années s’était heurté à de vives réserves à travers toute l’Afrique. Plusieurs acteurs du milieu sportif avaient souligné qu’un tel élargissement temporel risquait d’affaiblir la visibilité médiatique des sélections, de réduire considérablement les rentrées d’argent et de priver le public de grands moments de célébration sportive. Pour les instances nationales, une présence sur la scène continentale tous les deux ans ou tous les quatre ans n’est pas kif kif, la compétition jouant un rôle financier déterminant dans le fonctionnement des fédérations.
Un calendrier continental et des projets à réorganiser
Bien qu’aucune décision finale n’ait encore été entérinée par la CAF, el mouhim réside désormais dans l’articulation future du calendrier international. Un maintien du format biennal imposerait une révision des fenêtres de qualification et des cycles de préparation des différentes équipes. L’organisation devra également trouver un équilibre avec le déploiement annoncé de sa Ligue des nations africaine programmé pour 2029, alors que les échanges se poursuivent au sommet de l’institution.
