Transfert d’argent diaspora vers l’Algérie : un volume de 1,79 milliard de dollars
Selon le dernier rapport du Fonds international de développement agricole (FIDA) intitulé « Sending Money Home 2026 », l’Algérie a reçu 1,79 milliard de dollars d’envois de fonds de la part de ses ressortissants établis à l’étranger durant l’année 2025. Ce bilan intervient après les 1,942 milliard de dollars constatés en 2024 et les 1,868 milliard de dollars recensés en 2023, selon les séries de données de la Banque mondiale.
Classement des transferts de fonds en Afrique et position régionale
Ce niveau de transferts positionne l’Algérie au onzième rang du continent africain, juste derrière le Ghana (2,42 milliards de dollars) et en amont de la Côte d’Ivoire (1,77 milliard de dollars). À l’échelle globale du continent, les flux financiers issus de la migration ont totalisé 124,2 milliards de dollars en 2025, enregistrant une progression de 86 % depuis 2016. La région Afrique du Nord concentre la majorité de ces capitaux avec 60,2 milliards de dollars reçus, tirée par l’Égypte (41,51 milliards) et le Maroc (13,65 milliards). Ces apports représentent à l’échelle africaine plus du double des investissements directs étrangers reçus.
Coût des transferts d’argent vers l’Algérie et essor des canaux numériques
Le document du FIDA souligne également une réduction progressive des frais supportés par les émetteurs : pour un transfert de 200 dollars, la commission moyenne des prestataires non bancaires est passée de 9 % en 2016 à 7,2 % en 2025. Ce niveau demeure toutefois supérieur au seuil cible de 3 % fixé par les Objectifs de développement durable. En parallèle, plus de la moitié des opérations s’initient désormais par des circuits numériques, soutenus par les opérateurs de téléphonie et les services financiers dématérialisés. Les réformes du secteur bancaire suivies par la presse économique nationale s’alignent avec les orientations de modernisation et d’inclusion financière.
