Analyse des taux d’emploi par origine en France
Une étude publiée le 9 juillet 2026 par l’Observatoire de l’immigration et de la démographie (OID) analyse les taux d’emploi en France selon la nationalité de naissance, en utilisant les données du recensement 2022 de l’Insee. Cette recherche, qui exclut les étudiants et les retraités, place les personnes nées avec la nationalité algérienne parmi les groupes affichant les taux d’insertion professionnelle les plus bas.
Chiffres et disparités sur le marché du travail
Le taux d’emploi des ressortissants algériens s’établit à 54,4 %. Ce chiffre les positionne au sixième rang des nationalités les moins insérées, devant les ressortissants de Turquie, de Russie, du Pakistan, d’Haïti et des Comores. À titre de comparaison, les natifs du Portugal et les Français de naissance présentent des taux d’emploi respectifs de 81,7 % et 79,6 %. Les données économiques montrent que cet écart persiste, atteignant 21 points pour la tranche d’âge 25-54 ans, en tenant compte des disparités de genre.
Impact de la naturalisation et du diplôme
L’étude souligne que la naturalisation influence le taux d’emploi. Pour les individus nés en Algérie, le taux d’emploi passe de 50 % à 66,8 % après l’obtention de la nationalité française. En outre, le niveau de qualification ne garantit pas une égalité d’accès aux postes de cadres, avec des différences persistantes dans les taux d’emploi à diplôme égal entre les natifs d’Afrique du Nord et les Français de naissance, ce qui peut s’expliquer par la reconnaissance des diplômes étrangers.
