Immigration professionnelle : l’Estonie assouplit ses critères pour douze secteurs d’activité

par k.sifeddine

Le gouvernement estonien prépare une refonte de son dispositif d’accueil de la main-d’œuvre étrangère. Dans le cadre de l’application de la nouvelle loi sur les étrangers prévue pour le 1ᵉʳ janvier 2027, le ministère de l’Intérieur a transmis trois projets de règlements pour consultation afin de pourvoir aux besoins des filières confrontées à une pénurie structurelle de compétences.

Visa travail Estonie Algerie : un quota spécifique dès 2027

Le projet présenté par les autorités de Tallinn prévoit d’allouer un contingent maximal de 2 569 titres de séjour temporaires au titre de l’année 2027 pour les branches en tension. Ce volume correspond à environ 0,2 % de la population permanente du pays et a été calculé sur la base d’une prévision de croissance réelle du produit intérieur brut établie à 2,5 %.

Ce plafond réservé aux métiers en manque de bras se distingue du contingent général d’immigration, fixé quant à lui à 1 284 autorisations pour la même année, comme le rapporte l’actualité internationale relative à la mobilité des compétences.

Travailler en Europe pour Algerien : 12 secteurs prioritaires ciblés

La liste préliminaire soumise aux arbitrages ministériels rassemble douze domaines stratégiques pour l’économie estonienne. Les branches identifiées comprennent notamment la fabrication d’équipements électroniques, la construction de machines et d’équipements, l’industrie automobile, la chimie, le secteur pharmaceutique, la métallurgie, le travail du bois ainsi que les activités liées au transport et à la logistique.

Pour les profils techniques intéressés par ces postes, ces dispositions permettront de faciliter l’insertion dans des environnements industriels demandeurs de savoir-faire spécialisés.

Demande visa travail Estonie : allègement des procédures de recrutement

Le nouveau cadre réglementaire prévoit d’exempter les entreprises locales de l’accord préalable de la Caisse d’assurance chômage pour l’embauche de travailleurs non communautaires dans les métiers répertoriés. En contrepartie, la législation impose le versement d’une rémunération équivalant au minimum à 80 % du salaire mensuel brut moyen estonien.

Le texte facilite également la mobilité interne des salariés, qui pourront changer d’employeur sans devoir solliciter un nouveau titre de séjour, sous réserve de la déclaration des modifications par l’entreprise d’accueil et du respect des critères salariaux en vigueur.

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