Sahraouis de Gdeim Izik : inquiétude internationale

par k.sifeddine

Plusieurs organisations internationales de défense des droits humains ont exprimé, dans un communiqué conjoint publié mardi, leur profonde inquiétude face à la dégradation de la santé des détenus civils sahraouis du groupe de Gdeim Izik. Ces prisonniers ont entamé une grève de la faim illimitée le 23 septembre 2026 dans les prisons marocaines pour réitérer leur demande de libération immédiate de l’ensemble des prisonniers politiques sahraouis.

Une mobilisation des ONG internationales

La Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), agissant dans le cadre de l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits humains, ainsi que les organisations partenaires du projet SOS-Defenders, suivent de très près cette situation critique. Elles affirment surveiller attentivement les développements de ce mouvement de contestation mené depuis le 23 septembre au sein des établissements pénitentiaires du royaume.

Les revendications des grévistes de la faim

D’après les signataires du communiqué, cette action de protestation vise à dénoncer la poursuite de la détention et les conditions d’emprisonnement des détenus. Les grévistes exigent également la mise en œuvre effective des avis et recommandations émis par les mécanismes de défense des droits de l’homme des Nations unies, notamment les Rapporteurs spéciaux, le Comité contre la torture et le Groupe de travail sur la détention arbitraire.

La question du transfert et l’éloignement familial

Parmi les principales demandes formulées figure le transfert des prisonniers vers des structures carcérales situées au Sahara occidental, afin de garantir leur proximité avec leurs familles. Les organisations soulignent que cette situation perdure plus de seize ans après l’arrestation des membres du groupe de Gdeim Izik, période durant laquelle les détenus et leurs proches subissent de graves souffrances psychologiques et matérielles.

Appel urgent du CODESA et répression à Rabat

Face aux risques sanitaires croissants liés à cette grève de la faim prolongée, le Collectif des défenseurs sahraouis des droits de l’homme au Sahara occidental (CODESA) a lancé un appel pressant à l’ONU pour protéger la vie des grévistes. Par ailleurs, une manifestation de soutien organisée lundi par les familles devant la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) à Rabat a été violemment dispersée par les forces de sécurité marocaines, qui ont procédé à de nombreuses interpellations.

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