Le marché pétrolier tente de reprendre son souffle
L’Agence internationale de l’énergie (AIE) vient de revoir ses projections pour 2026. Contrairement aux sombres prédictions initiales, le recul de la demande mondiale s’annonce moins brutal. Avec une consommation moyenne située autour de 103,5 millions de barils par jour, le secteur tente une stabilisation fragile.
Selon nos informations, les experts tablent sur un retour à la croissance dès le quatrième trimestre 2026. Un signal scruté de près par les analystes à Alger, alors que la structure de nos recettes budgétaires reste largement dépendante de ces cours mondiaux.
Le spectre des tensions dans le Golfe
Si l’offre mondiale affiche des signes de reprise, la situation reste suspendue aux aléas géopolitiques. Dans les couloirs du ministère de l’Énergie, on suit avec une attention particulière le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. La normalisation des routes maritimes reste la condition sine qua non pour éviter une nouvelle déstabilisation des prix.
Du côté des raffineries, le bilan est mitigé. La production accuse un repli marqué, bien que les perspectives pour 2027 laissent entrevoir une remontée technique. Reste une inconnue majeure : la capacité des pays producteurs à maintenir un équilibre face à des stocks mondiaux qui jouent au yoyo entre les pays de l’OCDE et les zones hors OCDE, notamment en Chine.
À court terme, les marchés guettent le moindre signe de tension dans la région. Pour l’Algérie, l’équation demeure inchangée : anticiper la volatilité des prix tout en diversifiant les exportations au-delà de l’or noir.
