L’importation de masse comme cache-misère
Le MV Alondra a levé l’ancre depuis Waterford avec près de 2 000 têtes de bétail à son bord, direction l’Algérie. Derrière le discours officiel sur la modernisation, cette opération signée par la société Cows.ie confirme une réalité crue : la production locale est incapable de répondre à la demande structurelle. Avec des taureaux de catégorie U et E affichant 400 kilos, on importe de la génétique premium pour masquer un effondrement de la filière nationale.
David Clarke, l’intermédiaire derrière ce deal, se félicite de cette logistique rodée, mais le constat pour l’Algérie est tout autre. Chaque navire qui accoste à Alger souligne l’échec des politiques de souveraineté alimentaire annoncées à grands renforts de communiqués. Au lieu de restructurer le cheptel local, on privilégie la fuite de devises vers l’Irlande pour stabiliser des prix à la boucherie qui menacent de devenir explosifs à l’approche de la rentrée.
