L’asphalte pétrolier sous tension
Le marché mondial de l’or noir vient de subir une décharge électrique de 9 %. Le retour brutal d’un blocus naval dans le détroit d’Ormuz transforme cette artère vitale en un véritable goulot d’étranglement géopolitique. Les traders, habitués à la valse des cours, sont pris au dépourvu par une escalade tarifaire imposée par Washington, laquelle pourrait bien redéfinir la rentabilité des exportations algériennes gérées par la Sonatrach. L’époque de la quiétude énergétique semble révolue, laissant place à une volatilité qui fait grimacer les économistes.
- Le baril de Brent s’envole de 9,59 %, atteignant les 83,30 dollars, un bond inédit en une seule séance.
- Le WTI suit la cadence avec une hausse de 9,42 %, fixant le prix à 78,14 dollars.
- Washington impose désormais un droit de péage équivalent à 20 % de la valeur des cargaisons transitant par le détroit.
- Les navires pétroliers naviguent en aveugle, désactivant leurs transpondeurs pour échapper à la surveillance dans une zone devenue une poudrière.
Cette nouvelle donne impose une vigilance accrue sur les recettes budgétaires de l’Algérie. Si l’envolée des cours pourrait initialement doper les rentrées en devises, le risque d’accident maritime majeur et le renchérissement du coût du fret pourraient gripper durablement la machine exportatrice. Le grand jeu des puissances autour du détroit d’Ormuz ne fait que commencer, et les répercussions sur les prix à la pompe et les équilibres macro-économiques nationaux seront le prochain grand dossier des décideurs à Alger.
