La fin de la récréation pour les maquignons du change
Le couperet est tombé. Après des mois d’une hémorragie de devises devenue incontrôlable, la Banque d’Algérie a décidé de siffler la fin de la partie. Fini le cash qui s’évapore dans les poches des intermédiaires véreux ; dès le 19 juillet, l’allocation touristique bascule sous le joug du paiement scriptural. C’est une véritable rafle numérique que lance l’institution, visant à assainir un marché où les détournements de devises étaient devenus le sport national des cols blancs et des opportunistes de tout bord.
- Verrouillage total : Le versement se fera exclusivement par carte bancaire internationale, rendant la traçabilité obligatoire et immédiate pour chaque centime converti.
- Sanctions impitoyables : Toute fraude ou usage détourné du droit de change sera puni d’une suspension de 5 ans, couplée à des poursuites pénales sévères sous la législation de change.
- Plafonds stricts : Le droit de change reste capé à 750 euros pour les majeurs et 300 euros pour les mineurs, avec une obligation de séjour effectif de sept jours minimum sous peine de restitution immédiate.
Derrière ce coup de vis se cache une volonté claire de reprendre la main sur la balance des paiements. Pour le citoyen, l’exercice devient une course d’obstacles administrative où chaque mouvement est scruté par les systèmes de la Banque d’Algérie. Reste à savoir si les banques intermédiaires auront les reins assez solides pour absorber cette déferlante de requêtes tout en assurant l’assistance 24/7 promise aux voyageurs. Le marché parallèle, lui, retient son souffle, mais il est clair que l’ère de l’allocation touristique utilisée comme rente de poche touche à sa fin brutale.
