L’exode programmé des talents nationaux
Le mercato n’est pas seulement une foire aux bestiaux, c’est une véritable razzia sur les acquis sportifs. Zineddine Belaïd, pièce maîtresse de l’échiquier kabyle, vient de plier bagage, transformant l’espoir de stabilité de la JSK en un souvenir lointain. Derrière les discours de façade et les promesses de fidélité, le football algérien continue de subir l’aspiration irrésistible des pétrodollars étrangers, laissant nos clubs dans une configuration de goulot d’étranglement financier permanent.
- Activation brutale de la clause libératoire à 1,2 million d’euros, une somme qui sonne comme une liquidation rapide des actifs techniques.
- Transition vers Al Taawoun FC en Saudi Pro League, confirmant la fuite des cerveaux du ballon rond vers des destinations plus lucratives.
- Déséquilibre immédiat du secteur défensif des Canaris, forçant la direction à chercher des solutions de repli dans un marché local en surchauffe.
Le départ précipité de Belaïd pose une question qui brûle les lèvres des supporters : le club de Tizi-Ouzou a-t-il réellement les reins assez solides pour compenser cette hémorragie ? Si les instances comme la LFP ne parviennent pas à sanctuariser davantage les contrats de nos joueurs, le championnat national ne sera bientôt plus qu’une simple antichambre pour les ligues arabes et européennes, condamné à un éternel redémarrage à chaque intersaison.
