Le grand déballage helvétique
Dans la caste des cols blancs du football, il existe une règle non écrite : quand ton navire sombre, tu ne t’affiches pas avec un cocktail à la main devant les caméras. Alors que les décombres de l’épopée algérienne fument encore, Davide Morandi, adjoint de Vladimir Petkovic, a transformé une banale fanzone en opération de communication lunaire. L’homme, qui semblait oublier qu’il émarge au budget de la FAF, a été surpris en pleine euphorie pro-suisse, dynamitant le peu de crédit qu’il restait à un staff déjà en sursis.
- Une apparition télévisée sur la chaîne RSI, sourire aux lèvres, en plein milieu d’une marée de supporters suisses, juste après l’élimination des Fennecs.
- Un décalage flagrant entre la détresse du public algérien et la désinvolture d’un technicien qui semble avoir déjà acté son divorce émotionnel avec le projet national.
- Une gestion de crise qui tourne à la farce, illustrée par le contraste violent avec ses sorties médiatiques précédentes où il fustigeait vertement la critique locale.
Cette séquence n’est pas qu’une simple anecdote de vacances ; c’est le révélateur d’une déconnexion totale entre le staff technique et les attentes d’une nation pour qui le football est une religion. À ce niveau de responsabilité, l’indécence n’est plus une question de passeport, mais une faute professionnelle lourde qui appelle désormais des réponses tranchées de la part de l’instance dirigeante. Le goulot d’étranglement dans lequel s’est enfermé le staff ne pourra plus se dénouer par de simples excuses de circonstance.
