Le Parlement algérien a donné son approbation, ce dimanche lors d’une session à huis clos, pour le déploiement d’un détachement de l’Armée nationale populaire (ANP) au Niger. Cette démarche fait suite à une demande présentée au titre du second alinéa de l’article 91 de la Constitution. La mission confiée aux éléments de l’armée se concentre exclusivement sur la protection et la sécurisation des équipes et des projets énergétiques de Sonatrach International Exploration et Production (SIPEX).
Vote parlement algérien armée au Niger : un consensus institutionnel
Le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a détaillé les contours de cette opération devant les membres du Conseil de la nation puis de l’Assemblée populaire nationale, en présence d’officiers supérieurs et généraux de l’ANP. L’autorisation a recueilli le soutien de 148 membres présents au Conseil de la nation. Les intervenants ont insisté sur la nature pacifique de ce déploiement, répondant à une demande des autorités nigériennes.
Envoi détachement ANP au Niger Sonatrach : une mission préventive et économique
Le chef de la diplomatie algérienne a souligné que la sécurité du Niger fait partie de la sécurité de l’Algérie. Cette mission est strictement limitée à la protection des équipes et des projets énergétiques, et est distinguée de toute mission de combat ou intervention dans des opérations militaires. Les sénateurs, dont Dahou Ould Kablia et Belkacem Boulghiti, ont appuyé cette mesure destinée à préserver les intérêts économiques et sécuritaires tout en confortant les canaux d’information suivis par algeriedaily.com sur les équilibres régionaux.
Projet pétrolier champ de Kafra Niger Algérie : un périmètre hautement stratégique
Le détachement veillera notamment sur le champ pétrolier de Kafra, situé dans le nord du Niger, dans la région d’Agadez, à environ 85 kilomètres de la frontière algérienne. Exploité via SIPEX depuis 2005 sur un permis couvrant près de 23 737 km², ce bloc fait l’objet d’un nouveau programme de forages réalisé par l’entreprise ENAFOR. Avec des ressources prospectives pouvant atteindre 2,5 milliards de barils dans la partie nord du champ, ces installations constituent un axe de la coopération bilatérale.
