L’Algérie face au mur du numérique
Le numérique n’est plus un gadget de luxe. C’est désormais le système nerveux central de l’économie mondiale. Lors de la 86e session de son Club de Presse, l’opérateur Ooredoo a posé une question qui brûle les lèvres : l’Algérie est-elle vraiment prête pour 2030 ?
Selon nos informations, les hautes sphères de l’opérateur planchent sérieusement sur une mutation profonde du secteur des télécoms. Fini le simple rôle de fournisseur de connexion. Place aux « TechCo », ces entités hybrides qui gèrent data, cloud et cybersécurité.
Les chiffres qui donnent le vertige
L’expert Abderrahmane Hadef ne mâche pas ses mots. Avec 5,56 milliards d’utilisateurs d’internet dans le monde, la masse de données générée atteint des sommets. On parle de 181 zettaoctets. Un déluge informationnel qui dicte désormais les rapports de force entre nations.
Dans l’entourage proche du dossier, on souligne que l’IA ne sera pas un luxe, mais un moteur pesant près de 19% du PIB mondial. L’enjeu pour Alger ? Ne pas rater ce train technologique.
L’objectif 20% : utopie ou réalité ?
Le cap est fixé. L’Algérie vise 20% de contribution du numérique au PIB national d’ici six ans. C’est colossal.
Ce plan repose sur trois piliers : une 5G omniprésente, une e-gouvernance généralisée et une accélération massive de l’IoT dans l’agriculture. Pour atteindre ces objectifs, Ooredoo mise sur son tout nouveau ICT Solutions Center. Une vitrine technologique conçue pour pousser les entreprises locales vers la transformation digitale. Reste à savoir si le tissu économique national aura l’agilité nécessaire pour suivre la cadence imposée par cette course contre la montre.
