L’industrie électrique algérienne s’apprête à expédier une nouvelle livraison d’équipements technologiques vers le continent européen. Entre la fin du mois d’octobre et les premiers jours de novembre, un contingent de 250 bornes de recharge pour véhicules électriques quittera le territoire national pour rejoindre l’Italie. Cette opération a été confirmée à Alger par le président-directeur général de la Société algérienne des industries électriques et gazières (SAIEG), Youcef Defdaf, lors de la deuxième édition du salon international « Kahraba Expo 2026 ».
Une commande européenne concrétisée depuis l’usine d’El Eulma
Cette expédition vers la péninsule italienne constitue le second volet d’un engagement contractuel global portant sur 450 unités. La première phase de cet accord a déjà été menée à bien au mois de juillet dernier, lorsque la filiale du groupe Sonelgaz a acheminé un premier lot de 200 bornes de recharge destinées au Portugal depuis ses installations de Rouïba.
L’ensemble de ces équipements provient des lignes de production de l’usine d’El Eulma, située dans la wilaya de Sétif. Avec l’envoi de ces 250 appareils vers l’Italie, la SAIEG boucle l’exécution de ce contrat européen dans le respect du calendrier annoncé par son encadrement dirigeant.
Un rééquilibrage qualitatif des flux commerciaux avec Rome
L’Italie demeure l’un des partenaires économiques historiques les plus importants de l’Algérie, avec un volume d’échanges bilatéraux ayant atteint près de 6,78 milliards d’euros au cours du premier semestre de l’année 2026. Traditionnellement dominés par les livraisons d’hydrocarbures algériens d’un côté et les importations de biens d’équipement italiens de l’autre, ces flux connaissent une évolution notable.
Alors que les acquisitions de machines et d’équipements industriels italiens par les entreprises algériennes affichaient une hausse de plus de 52 % en septembre en rythme annuel, l’exportation de matériel technologique à haute valeur ajoutée dans le sens inverse apporte une dimension nouvelle au partenariat commercial entre les deux capitales.
Pales de turbines et contrats industriels avec les États-Unis
Le portefeuille d’exportation de la SAIEG dépasse le seul segment des infrastructures de recharge. Le responsable de l’entreprise publique a également fait état de contrats d’approvisionnement en pales de turbines à gaz, attestant d’une maîtrise technique capable de répondre aux exigences des marchés internationaux.
Par ailleurs, un partenariat stratégique lie l’entité publique à une société américaine pour la fourniture de 50 kits d’équipements électriques complets. Ce programme de livraison pluriannuel prévoit le transfert de dix ensembles par an sur une durée globale de cinq années.
Une accélération des expéditions industrielles nationales
Ces performances s’alignent avec une volonté politique de réduire la dépendance aux recettes pétrolières et gazières. Les produits portant le label « Made in Algeria » renforcent ainsi leur pénétration en Europe, en Afrique et en Asie.
Cette progression avait notamment été illustrée au printemps dernier par l’envoi de batteries automobiles fabriquées sur le site d’Aïn M’lila vers le Cameroun, à travers la collaboration entre Stellantis Algérie et l’opérateur local Fabcom, confirmant la montée en puissance de l’appareil productif national à l’international.
