Le grand jeu des chaises musicales frappe à la porte des Pharaons
Le football égyptien ne connaît pas la crise, et les transferts se règlent désormais à coups de millions de dollars sur l’échiquier continental. Le départ fracassant de Trezeguet vers les pétrodollars saoudiens a laissé un vide béant au sein d’Al Ahly, une institution dont la puissance de feu financière fait trembler les recruteurs européens. Dans ce grand déballage, Monsef Bakrar, actuel fer de lance du Dinamo Zagreb, apparaît comme la pièce maîtresse du puzzle cairote, transformant le mercato en véritable machine à cash.
- Une offre initiale d’Al Ahly fixée à 2 millions d’euros, jugée insuffisante par les dirigeants croates.
- Des exigences croates revues à 3 millions d’euros pour lâcher leur artificier algérien après une saison à 10 buts.
- Le spectre d’une plus-value manquée pour le Dinamo, qui valorisait son joueur à 4 millions d’euros lors de son arrivée en provenance de la Major League Soccer.
Le dossier Bakrar cristallise les nouvelles tensions du marché des transferts africains où la capacité de frappe des clubs égyptiens vient désormais défier la stabilité européenne. Si le transfert se concrétise, il confirmera une tendance lourde : le retour des talents algériens vers les sommets du football arabe, sous la pression constante des bilans comptables et de la quête de temps de jeu, loin des projecteurs du Vieux Continent.
