procès faf : zetchi, charaf-eddine et amara jugés à sidi m’hamed

par k.sifeddine

Après six renvois successifs, le procès FAF s’est ouvert sur le fond devant la deuxième section du pôle pénal économique et financier près le tribunal de Sidi M’hamed. Dix-neuf personnes comparaissent dans ce dossier tentaculaire, au premier rang desquelles les trois anciens patrons de l’instance fédérale : Charaf-Eddine Amara, Kheireddine Zetchi, toujours détenu, et Djahid Zefizef.

les zones d’ombre des contrats de la fédération

Selon le média Echourouk, la juridiction a mis les prévenus face à une série de manquements présumés ayant affecté les marchés conclus par la fédération. Deux conventions concentrent l’attention : celle liant l’instance à l’équipementier Adidas et celle passée avec une agence de voyages. Pour le tribunal, ces accords présentent un caractère douteux et contreviennent aux textes législatifs et réglementaires, dans le but de consentir des avantages injustifiés à des tiers. Les lecteurs peuvent consulter plus d’informations sur l’acquittement sous conditions de charaf-eddine amara pour mieux comprendre le contexte judiciaire. Aux côtés des trois ex-présidents figurent plusieurs anciens cadres de l’ancien bureau fédéral, dont une partie demeure sous mandat de dépôt.

la défense conteste l’expertise et la procédure

Après l’appel des prévenus et des parties civiles, la présidente a laissé la parole aux conseils pour leurs exceptions de forme. Un argument est revenu en boucle : les faits reprochés ne relèveraient ni de la criminalité économique ni de la délinquance financière. Me Kamal Allak, qui défend Djahid Zefizef, a demandé que le rapport de l’Inspection générale des finances soit écarté des débats. Son raisonnement tient au fait que l’ordonnance de renvoi ne mentionne pas les auteurs de l’expertise comme experts agréés auprès des cours de justice. Me Nacira Ouaâli a de son côté contesté la constitution du ministère des Sports et du Trésor public en parties civiles.

le dossier des tenues et des nuitées d’hôtel

Première interrogée, la responsable des ressources humaines de l’instance, « T. L. », a nié l’ensemble des charges et maintenu ses déclarations faites devant le juge d’instruction. Questionnée sur le magasin de vêtements et sur les tenues sportives qu’elle aurait prélevées, elle a affirmé n’avoir aucun lien avec ce stock, son rôle se limitant à la gestion des contrats de travail. Sur la valeur des articles concernés, la prévenue a évoqué 10 millions de centimes. Elle assure les avoir répartis entre les employés en pleine pandémie de Covid-19, à titre d’encouragement. Les anciens membres de l’exécutif fédéral ont adopté une ligne commune : les conventions litigieuses auraient été signées dans le strict respect des textes. Ammar Bahloul, membre du bureau, a réclamé la convocation de l’intégralité de ses anciens collègues. Sur le volet Adidas, il affirme que le montant annoncé au bureau est passé de 900 000 euros à 1,6 million, soit un triplement qu’il présente comme bénéfique à la fédération.

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