Brasier national : Le coût caché des forêts en cendres et la facture de la dévastation

par k.sifeddine

L’économie algérienne face au péril des flammes

Le thermomètre grimpe, et avec lui, les risques systémiques sur le patrimoine forestier national. Tandis que les colonnes de fumée obscurcissent le ciel des wilayas du Nord, c’est toute une chaîne de valeur agricole et forestière qui part en fumée, menaçant la stabilité déjà fragile de nos écosystèmes productifs. Derrière l’urgence des pompiers, se cache une réalité comptable brutale : chaque hectare calciné est un manque à gagner immédiat pour le trésor public et une pression supplémentaire sur les ressources énergétiques mobilisées pour l’extinction.

  • Déploiement massif de la Protection civile et de l’ANP avec une flotte aérienne de bombardiers d’eau pour contrer la propagation fulgurante des foyers à Béjaïa, Sétif et Mila.
  • Supervision directe du terrain par les walis pour coordonner une logistique complexe en zone escarpée, là où l’accessibilité reste le talon d’Achille de la lutte anti-incendie.
  • Mobilisation totale des capacités aériennes et terrestres pour protéger les récoltes stratégiques et le capital forestier, piliers de l’économie rurale.

L’impact de ces feux dépasse largement le cadre environnemental pour s’inscrire dans une problématique de souveraineté économique. La répétition de ces sinistres impose une réflexion urgente sur la modernisation des moyens de prévention. À terme, c’est la résilience des infrastructures locales qui est scrutée : la facture des réparations et la gestion des déplacés pèseront inévitablement sur les arbitrages budgétaires des mois à venir.

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