Le grand jeu africain reprend ses droits
La Confédération Africaine de Football a officiellement lancé le bal pour l’attribution des CAN 2028, 2032 et 2036. Alors que le format va basculer vers une édition quadriennale à 32 nations, l’Égypte se positionne déjà pour récupérer une compétition qu’elle maîtrise techniquement et politiquement. Le Caire entend bien profiter du retrait tactique du Maroc, lassé par les polémiques, pour reprendre le leadership continental.
À Alger, le mutisme est assourdissant. Malgré des infrastructures aux standards internationaux et une capacité d’accueil réelle, la FAF refuse d’entrer dans l’arène. Échaudés par les désillusions précédentes et la mainmise de Lekjaa sur les instances, les décideurs algériens préfèrent miser sur une restructuration interne de l’EN plutôt que sur une nouvelle candidature aux dés pipés.
Pendant que les voisins affûtent leurs dossiers, l’Algérie, hôte unique en 1990, laisse passer une fenêtre de tir majeure. À ce stade, aucune volonté politique ne vient contredire cette inertie, laissant le champ libre à une domination égyptienne annoncée.
