L’exil forcé d’un colosse algérien
Le marché des transferts ne connaît ni repos ni scrupules, et le dossier Mohamed Amine Tougaï en est la preuve éclatante. Alors que le défenseur algérien semblait ancré dans le décor de l’Espérance de Tunis, la machine s’est enrayée brutalement. Entre une sanction disciplinaire qui pèse comme une chape de plomb et les sirènes libyennes qui agitent les coulisses, le joueur se retrouve à la croisée des chemins. C’est le grand déballage, loin des projecteurs de la FAF, où les ambitions sportives s’effacent parfois devant les impératifs financiers.
- Une offre sonnante et trébuchante de 2 millions d’euros posée sur la table par Al-Ahli Tripoli pour arracher le roc algérien.
- Une suspension de 12 mois infligée par la Ligue Tunisienne, perçue comme un véritable coup d’arrêt à sa trajectoire après le derby électrique du 10 mai.
- Un contentieux juridique ouvert par l’Espérance de Tunis, qui dénonce une disparité de traitement flagrante par rapport aux autres acteurs des échauffourées.
La situation devient critique pour l’international, dont l’avenir immédiat est suspendu à la décision en appel. Si le passage vers le championnat libyen venait à se concrétiser, il acterait une rupture définitive avec une période tunisoise pourtant couronnée de titres. Le MC Alger, qui gardait un œil attentif sur cette évolution, pourrait bien assister à une surenchère étrangère qu’il aura du mal à contrer, illustrant ainsi la volatilité extrême du marché des joueurs algériens à l’étranger.
