L’offensive foncière sur l’asphalte économique
Le couperet est tombé pour les dossiers qui prenaient la poussière dans les tiroirs. L’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI) vient d’entrer en phase de tir groupé, validant 216 assiettes foncières prêtes à être injectées dans le circuit productif. Fini le temps des atermoiements administratifs, l’agence actionne le levier numérique pour briser les goulots d’étranglement qui paralysaient jusque-là les porteurs de projets ambitieux. Une véritable cash-machine foncière s’apprête à tourner à plein régime, visant à purger les blocages historiques qui transformaient le parcours du combattant en une épreuve de force épuisante pour tout entrepreneur sérieux.
- Injection immédiate de 216 nouvelles zones de développement réparties stratégiquement à travers les wilayas d’Alger, Ouargla, Oran, Bordj Bou Arreridj, Bouira et Relizane.
- Mobilisation d’un portefeuille dormant dépassant les 3000 hectares, désormais placé sous surveillance numérique pour garantir une transparence totale.
- Centralisation des décisions via un conseil d’administration regroupant quinze départements ministériels, une force de frappe conçue pour balayer les scories bureaucratiques d’un revers de main.
Derrière ce coup de balai, l’enjeu dépasse la simple attribution de terrains : il s’agit de restructurer le tissu industriel national pour enfin substituer durablement nos importations. La question reste toutefois posée sur la rapidité réelle de mise en service de ces sites, alors que le climat des affaires exige une réactivité totale pour ne pas laisser les capitaux s’évaporer. Le succès de cette opération reposera sur l’efficacité de la plateforme numérique face à l’appétit féroce des opérateurs économiques, impatients de voir les engins de chantier sortir enfin de leur léthargie.
